Dans 14 mois, tout doit changer à l’intérieur de l’ambassade de France à Moroni. Cette représentation diplomatique engage d’importants travaux de réhabilitation de ses bureaux. La pose de la première pierre a eu lieu vendredi dernier.



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Dans 14 mois, tout doit changer à l’intérieur de l’ambassade de France à Moroni. Cette représentation diplomatique engage d’importants travaux de réhabilitation de ses bureaux. La pose de la première pierre a eu lieu vendredi dernier.

Selon l'agence comorienne de presse, HZK, la question des drames humains dans le bras de mer entre Anjouan et Mayotte a pris une place de choix dans la rencontre entre le président comorien et son homologue français en marge des travaux du dernier sommet de la Francophonie. "Une nouvelle approche serait en gestation entre les deux pays pour faire un barrage à ce phénomène", assure Mirhane Bourhane, inspecteur général des affaires étrangères.

«Un ancien qui disparaît c’est une bibliothèque qui brûle». Hamadou Ampathé Bâ.
Un an après l’indépendance des Comores, conséquence d’un choix parfaitement libre, Mayotte est érigée en Collectivité territoriale, symbole de son maintien dans la République française. Ce statut devait permettre de créer les conditions du démarrage de son développement économique et social. A cet effet, des institutions qui stabiliseraient l’avenir politique ont été mises en place en 1976 : conseil général, communes, préfecture, services déconcentrés de l’Etat.
Dans une interview accordée au quotidien comorien Albalad, un ancien ministre des Comores, Mouhtar Ahmed Charif, évoque la présidence tournante de 2016 avec la possible élection d’un Mahorais. En effet, selon le schéma comorien qui souhaite le retour de Mayotte dans le giron des Comores, l’île aux parfums devrait prendre la tête de l’archipel dans 5 ans. Alors que certains hommes politiques remettent en cause ce système de présidence tournante, Mouhtar Ahmed Charif admet que "la tournante n’est pas démocratique, elle a été instituée pour résoudre le problème du séparatisme anjouanais", mais ajoute que "nous ne pouvons pas parler de suppression de la tournante tant que les 4 îles qui composent l’archipel des Comores n’auront pas présidé aux destinées du pays". Ce qui induit donc, que tant que Mayotte n’aura pas assumé la présidence, le système ne pourra être abrogé.
"Nous avons un archipel de 4 îles. Cela a été reconnu par la communauté internationale. Nous avons une Constitution qui donne l’obligation à chacune des îles de présider aux destinées du pays. Je souhaiterais que le 26 mai 2016, un Mahorais soit à la tête de l’Union des Comores", poursuit l’ancien ministre. "Il faut sensibiliser les Mahorais, [leur dire] qu’ils ont les mêmes droits et devoirs que leurs frères. Les partis politiques devraient intégrer aussi dans leur programme l’option de confier la destinée des Comoriens aux Mahorais à partir de 2016. L’assemblée nationale doit prendre une résolution rappelant aux autorités et la population qu’en 2016, le président sera un Mahorais. Il faut qu le président Ikililou Dhoinine l’annonce solennellement lors de la prochaine AG de l’Onu, comme l’a fait Mahmoud Abbas en voulant créer l’Etat palestinien."
Après le naufrage du boutre Madjiriha en début de mois qui a fait plus d’une soixantaine de mort, c’est cette fois-ci deux kwassa-kwassa qui se seraient échoués au large d’Anjouan. C’est le quotidien Albalad dans son édition comorienne qui rapporte les faits qui se seraient déroulés les 8 et 12 août. La première embarcation avait à son bord 43 personnes dont 8 enfants, tandis que la seconde, qui était partie de Vassy dans la région de Bandrani, transportaient 52 personnes dont 6 enfants. Ce qui inquiète les familles, c’est qu’aucun signe de vie n’a été donné par les passagers des embarcations qui tentaient de rallier Mayotte.

Face à l’adversité des ennemis, qui ne veulent que sa disgrâce et sa place, il avait cru faire les choses en grand, à dessein de conforter un leadership mis à mal et une connaissance des dossiers plus que jamais sujette à caution. En effet, Fahmi Saïd Ibrahim, puisqu’il faut bien le nommer, avait annoncé en grande pompe l’organisation d’une journée de solidarité contre la départementalisation de Mayotte. Logiquement, cette journée devait se tenir le 26 mars. Mais, humiliation suprême, le projet du ministre des relations extérieures n’a pu mobiliser aucun pays étranger. Même le Comité des sept de l’Union africaine a décliné l’invitation, infligeant une humiliation supplémentaire à un homme qui croyait réussir là où d’autres ont échoué.
Dans un communiqué succinct envoyé à la presse, l’ambassade de France auprès de l’Union des Comores annonce qu’un accord a finalement été conclu avec les autorités comoriennes au sujet de la reprise des expulsions de clandestins vers les trois îles, qui avaient été interrompues depuis le 18 mars, suite à la décision unilatérale des autorités comoriennes de demander une pièce d’identité au débarquement des passagers. Par conséquent, l’ambassade revient sur sa décision, prise le 27 mars, de suspendre la délivrance des visas Schengen à tous les ressortissants comoriens.
Ainsi, l’ambassade de France à Moroni se déclare satisfaite de cet "accord équilibré qui a été signé le 1er avril 2011 avec les autorités comoriennes et qui permet de mettre un terme à une période de crispation préjudiciable aux deux pays et à leurs populations", tout en rappelant que "la France affirme sa détermination à respecter les engagements pris dans cet accord et ne doute pas que les autorités comoriennes auront également à coeur de respecter les leurs. Elle se félicite de la volonté partagée de privilégier à l’avenir un dialogue franc et constructif, à même d’empêcher le renouvellement de tensions inutiles et contre-productives". L’ambassade de France annonce ainsi "la reprise, dès le lundi 4 avril, du fonctionnement normal de ses services consulaires". La contre-partie française de cet accord n’est pas encore connue.

Le service migratoire de l’île d’Anjouan a mis la décision de la direction générale de la police et de la sûreté du territoire (DGSPT) à exécution, mardi, à l’arrivée du bateau Princesse Caroline en provenance de Mayotte. Les 14 Comoriens expulsés qui se trouvaient à bord n’ont pas été autorisés à fouler le sol anjouanais, faute d’avoir présenté une pièce d’identité. Tandis que le gouvernement comorien organise la "riposte à la départementalisation" de Mayotte, en cherchant des soutiens au niveau international, l’ambassade de France aux Comores a annoncé qu’elle ne délivrerait plus de visas aux autorités comoriennes.
A compter de ce vendredi 18 mars, les autorités comoriennes ont annoncé officiellement qu’elles n’accepteraient plus les reconduites sur leur territoire en provenance de Mayotte, de personnes ne possédant pas de papiers d’identité. Depuis plusieurs semaines, le gouvernement de l’union des Comores s’échine à déstabiliser l’arrivée du département et après en avoir appelé au «patriotisme» de la presse nationale, le président Sambi a lancé cette ultime attaque. La nouvelle a été confirmée par le bureau de la préfecture jeudi soir et si l’on sait qu’une réunion de crise a été organisée, le préfet Hubert Derache n’a souhaité faire aucun commentaire sur cette situation. C’est un décret officiel des Comores qui a été rendu applicable à compter de ce 15 mars. Plusieurs explications peuvent être avancées, à commencer par la plus importante : l’érection de Mayotte au statut de département à compter du 31 mars.
Mais s’ajoutent également l’extradition du Comorien Ahmed Lothar, sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par le juge Karki. Interpellé à Madagascar en janvier dernier, il a été extradé vers Mayotte alors que les Comores avaient elles aussi réclamé son extradition, et Sambi avait lui-même fait le déplacement à Madagascar, en vain. Enfin, cette semaine, l’annulation de la visite de Sambi à la Réunion en raison d’un refus de visa n’a pas arrangé les relations diplomatiques entre la France et les Comores. Le problème majeur que pose ce nouveau décret est évidemment l’expulsion de personnes en situation irrégulière à Mayotte. Il sera très simple pour eux d’éviter la reconduite aux frontières en se débarrassant de tout papier d’identité. Le commissariat de Mamoudzou a d’ores et déjà annoncé que des mesures seraient prises pour renforcer les rondes de surveillance, craignant une montée de la délinquance.
Le célèbre chanteur comorien Salim Ali Amir qui a récemment fêté les 20 ans de sa carrière, a annoncé le week-end dernier, lors d'une séance d'écoute à Moroni, en présence de ses fans, amis et mécènes, la sortie de son dixième album, le mois d'avril prochain. Intitulé "Tsi Tsehe", "J'ai rigolé" en shikomore, l'album compte neuf titres.
"Salim Ali Amir n’a pas perdu ses racines dans la chanson comorienne. Dans son nouvel album, diverses évolutions seraient attendues. Habitué de parler de mariage et surtout des enfants, le nouvel album va aborder des nouveaux sujets de société, jusqu’ici inconnus de son répertoire", rapporte nos confrères de HZK-Presse.
"Le nouvel album est axé sur différents thèmes. Il s’agit du thème des maux de la société, de l’éducation citoyenne du pays mais aussi sur le problème des enfants", déclare le chanteur avant d'ajouter : "cette fois-ci un nouveau thème vient s’ajouter ; c’est celle de la prison, qui montre le traitement des prisonniers".
"Tsi Tsehe" sera dupliqué en 2 000 exemplaires distribués aux Comores, en France et dans l'océan Indien. Une tournée nationale et internationale est prévue après la sortie officielle du dixième opus de Salim Ali Amir.
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